Dépression

Un article de ReseauGerontologiqueAutunois.

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Le syndrome dépressif du sujet âgé.
Un tableau clinique sous-diagnostiqué : on estime en effet que presque une personne âgée sur deux n’est pas diagnostiquée et donc pas accompagnée!

Sommaire

La dépression

IL faut tout d’abord distinguer l’état dépressif majeur des troubles d’allure dépressive (l’intensité du vécu est plus important dans l’état dépressif majeur).
Le petit coup de déprime est une réaction normale lorsque l’on rencontre un moment de crise, c’est une réaction adaptative lorsqu’elle ne dure pas, et d’intensité moindre.
L’état dépressif majeur dépend de notre humeur ou thymie : c’est notre disposition affective de base ; elle est indépendante de nos évents de vie.
L’humeur, selon DELAY, « donne à chacun de nos états d’âme une tonalité agréable ou désagréable, oscillant entre les deux pôles extrêmes du plaisir et de la douleur ».

Les signes cliniques et les particularités du grand âge

La présentation clinique de la dépression du sujet âgé est souvent moins évidente et moins franche que chez le sujet jeune.

Symptômes généraux:

  • perte de l’élan vital,
  • sentiments persistants de tristesse, perte de l’estime de soi,
  • incapacité à trouver la vie agréable comme auparavant,
  • sommeil perturbé (hypersomnie), grande fatigue (asthénie)
  • modification de l’appétit et du poids,
  • désintérêt pour la sexualité,
  • des ruminations suicidaires,
  • agitation ou ralentissement psychomoteur,

Particularités du sujet âgé :

  • Tristesse avec mise en avant des évents négatifs et minimisation des événements positifs
  • Douleur morale:
    • vécu pessimiste :
      • vécu d’échec dont le sujet a tendance à s’auto-attribuer la responsabilité et, a contrario, perte de la capacité a s’auto-attribuer une réussite ;
      • idée d’incurabilité, de désespoir ;
      • parfois associée à une sémiologie délirante (idées de persécution, de jalousie/rivalité ou de préjudice) ;
    • anhédonie (incapacité à éprouver du plaisir) ;
    • désir de mort (attention :pas toujours exprimé);
  • Inhibition associée à une perte d’intérêt :
    • ralentissement psycho-moteur ;
    • fatigue et fatigabilité physique et psychique ;
    • troubles cognitifs associés (difficultés d’attention et de concentration, troubles de la mémoire…) ;
  • Troubles du sommeil (avec variations)
  • Symptômes associés :
    • état anxieux (très souvent),
    • troubles somatiques associés
    • irritabilité, hostilité (présentation caractérielle),
    • des conduites alcooliques sont possibles.

Evolution et pronostic:

  • A court terme :
    • risque suicidaire (attention toujours prendre en compte !)
    • syndrome de glissement
    • des éléments cliniques tels que la confusion, la désorientation, la perte mnésique majeure sont des éléments de mauvais pronostic.
  • A plus long terme :Il s’agira ici d’évaluer les séquelles éventuelles de l’épisode dépressif et le risque de rechute qui peuvent être conditionnés par :
    • un trouble somatique ;
    • un handicap ;
    • un facteur de périodicité thymique (troubles bipolaires, dépression chronique…) ;
    • une psychopathologie associée.

Quels facteurs de risque et de vulnérabilité :

Après la résolution de l’épisode dépressif, en continuité de l’évaluation du pronostic, il est nécessaire de tenter d’effectuer un inventaire des différents facteurs de rechute et de récidive.

  • Importances des facteurs externes :
    • baisse des situations interactives avec le milieu environnant,
    • deuils répétés et non résolus,
    • médications dépressogènes (cardiotropes, anti-HTA…),
    • qualité du suivi médico-social
  • Facteurs internes et vulnérabilité dépressive :
    • antécédents de dépression,
    • déficit sensoriel

On proposera un audiogramme, un bilan visuel, une évaluation des capacités de compréhension ainsi qu’un bilan de l’équilibration posturale pour éviter un isolement social et une perte de la capacité à maintenir des activités procurant du plaisir.

Prise en charge Le traitement:

  • par antidépresseurs : la tolérance aux tricycliques est meilleure ;
  • par association avec des benzodiazépines (à utiliser avec précaution du fait du risque d’hypotonie chez le sujet âgé) ;
  • par sismothérapie (pour les dépressions intenses et récidivantes) ;
  • par un accompagnement psychologique (il est recommandé d’associer traitement antidépresseur à un soutien psychothérapique).

Possibilités de prise en charge sur l’Autunois :

Le médecin traitant reste l’interlocuteur privilégié, chaque personne doit ainsi lui en faire état afin qu'il assure une prise en charge médicale.
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Le soutien psychologique auprès d’une personne âgée peut être assuré par un psychologue.
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